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LA SAGA DES KROS

Les vraies origines de l'humanité

HUMOUR ET TENDRESSE POUR LES FETES | 19 décembre 2007

HUMOUR

C'est vrai qu'il nous en faut de l'humour. Pour supporter les coups de la vie. Les griffes du temps, l'âge des artères, les ptis, les moyens et les gros bobos. Les injustices du monde... Même un simple coup de blues.
C'est vrai aussi qu'en faire son job, sa vie, son objectif ... ça ne veut pas dire non plus qu'on rigole tous les jours. Ce qu'il faut bosser, c'est la distanciation.

Quand ça ne va pas tout seul, le fait de penser qu'il y en a d'autres qui vont encore plus mal ça ne m'aide pas du tout. Ce qui m'aide, c'est plutôt de mettre autre chose dans mon champ de vision.
Prendre un Gaston Lagaffe plutôt que regarder le 20h, ou bien aller chercher sur youtube un extrait des tontons flingueurs, un bout de concert de Sarah Chang, un bijou de Charlie Chaplin.

J'ai la chance de faire un beau métier. Kiko me disait : « pas un métier, une profession ! » ... mais je ne chipote pas. Un chouette job quoi. Qui peut créer chez l'autre quelque chose de bien, de chaud, de bon. Parce que l'humour n'en est qu'une composante. On peut mettre de la poésie, de la tendresse, des choses infiniment fines dans un dessin. Rappelez-vous Francisque Poulbot ou Albert Dubout.
Des géants de tendresse.

L'humour est un chemin direct. Oui.
Le trait l'est davantage encore.
Car il est physique, palpable en même temps que subtil, mystérieux.
Alors le trait d'humour ...

Je ne sais pas si je repasserai ici avant les fêtes.
Je vous laisse en compagnie de Marcel.
Pas spécialement « traditionnel » comme dessin de Noël.
Mais dans l'esprit de joie, de partage et de rêve.

Je souhaite à chacun de vous en particulier, de jolis moments pour cette fin d'année.
L'important est d'essayer d'en faire de jolis moments, même s'il y aurait de vraies raisons de les voir autrement.

Bonnes fêtes.

Arawak

Publié par Arawak à 10:28:06 dans EDITORIAL | Commentaires (27) |

DESSIN D'ACTUALITÉ | 11 décembre 2007

 

Bonjour tout le monde,

Je ne fais comme toujours qu'un passage rapide, le temps d'un coucou et d'un changement d'image.
Cette fois, un petit dessin sur le sujet : " Des primes offertes pour retrouver les voyous de Villiers-le-Bel ".

Il m'arrive de travailler en duo avec un scénariste sur des sujets d'actualité.
C'est un exercice différent et très intéressant quand ça fonctionne.

Il est bon que je puisse m'enfuir un peu des Kros.
Parce qu'à un moment, on n'y voit plus rien et ça se complique.
Alors je laisse filer un brin. Faut jamais forcer les choses.

Amical salut à tous.
@+
Arawak

Publié par Arawak à 14:12:50 dans EDITORIAL | Commentaires (30) |

UN MOT D'ARAWAK | 29 novembre 2007


Objectif non atteint


Bonjour,
Il faut que je le dise à celles et ceux qui comptaient offrir l'album 3 pour Noël : je dois (encore) en différer la sortie.

En dépit d'un bel effort, qui m'a quand même permis de bien avancer, je serai trop court pour les fêtes. J'arrive au bout mais il y aura deux plannings à faire bouger derrière. L'imprimeur (en France) et le façonnier (en Belgique). J'ai suffisamment de visibilité pour en être sûr : objectif non atteint.
J'aime autant le dire assez tôt pour que chacun ait le temps de trouver une nouvelle idée.
J'espère ne pas trop vous décevoir. J'aurais bien aimé gagner ce pari, croyez-le ...

Encore un peu de patience, donc, mais ça viendra bientôt. Il reste encore de petites zones où je dois améliorer. Là, je vais souffler un peu. Ça fait du bien de relâcher après un long rush.
Finalement, j'ai eu le même parcours pour les 2 premiers volumes. Jamais dans les délais. Parce que c'est impossible à calculer avec précision. Parce qu'on ne refuse pas une meilleure idée qui vient en chasser une autre, parce qu'il ne suffit pas d'additionner des heures de boulot ... il faut encore ménager des périodes de recul, elles sont indispensables, spécialement au moment de la finition.

Et puis il y a le reste. Les petites commandes qu'il faut honorer. Parce qu'elles sont le nerf de la guerre, parce qu'on ne refuse pas un boulot, et parce qu'il faut le mener à bien. Parce que c'est ma vie. Un jour j'ai décidé de tenter cette aventure, de vivre d'un crayon et d'une plume. Ce n'est pas quand arrivent les premiers fruits que je leur tournerai le dos.

Ne parlons pas des soucis de la vie. Petits, moyens et grands. Chacun a sa part. Ne parlons que de solutions, comme dit Bruno (mon imprimeur).
Je reste à l'atelier. En levant le pied quelques jours avant de m'y remettre avec le même entrain.
Et aujourd'hui, je passe vous tenir au courant, vous saluer, vous dire merci d'être là. Tous.

Hier, j'ai lu avec plaisir les mots des plus jeunes. Ça fait un bien fou. C'est plein de force pour la suite.
Les mots des moins jeunes aussi. Il passe ici beaucoup de monde. Des sourires amicaux, des regards bienveillants, des gestes d'attention, de actes de courage. Il se mène des combats violents et silencieux, que portent des espoirs de victoire.
C'est de ça qu'il faut prendre soin. De notre force de création. De notre talent à susciter, à entretenir en nous même et chez l'autre, le désir de vie, la volonté de marcher.

Vous avez du talent. Vous savez entourer. Je viens d'un petit pays où j'ai côtoyé des gens sans pouvoir, meurtris par la vie, et sachant donner tellement sans jamais en parler ... Ces gens-là sont grands. Il y en a parmi vous, ils sont là, je les sens. Et je les salue. Ils viennent de partout et sont d'une même famille. On ne les voit qu'avec les yeux du cœur.

Continuez à prendre soin de vous et de ceux qui sont là tout près et se battent. Vous le faites si bien.

Merci.
@+

Arawak

Publié par Arawak à 07:45:47 dans EDITORIAL | Commentaires (66) |

BON BEN A + | 29 octobre 2007



Je m'en vais un moment.

C'est à dire que je ne reviendrai ici qu'une fois terminé ce que j'ai à faire ailleurs. Férailleur. Fée rail heure. Ya d'l'écho.

Ya les Kros.
On appelle ça la dernière ligne droite. Nous y sommes.
Interruption. Pas de service minimum. Désolé m'sieur l'président. Pas de minimalisme, sauf au joli sens du terme. A l'économie d'énergie.
Ne pas faire fondre la banquise. Même si je ne suis pas manchot.

Il m'est arrivé de manquer d'humour.
C'est le côté qui réagit vite. Le côté sang chauffé au soleil des tropiques et qui va au bout , qui bout.
Bouh.
Et ça m'a fait de la peine de manquer de ça quand c'est un peu ce que j'ai à vendre. L'humour.
Mais pas que.

Pas que, passque ... l'humour ça n'est qu'un moyen, un vecteur. Le chemin est encore ailleurs. Il faut bien habiller les choses. Il vaut mieux habiller les choses.

Le numéro trois, qui se fait désirer, l'est sûrement bien plus encore par moi-même que par vous. Et personne n'en doute. Je mets, dans cet ouvrage, ce que j'ai dans l'instant. C'est à dire tout ce que j'ai, comme toujours. Savoir si c'est peu ou beaucoup est un autre problème. Mais pour moi, c'est tout.
Et on ne peut pas tout donner en la jouant dilettante. C'est pourquoi je m'en vais.

J'ai besoin de vous. Je ne m'éloigne pas par plaisir, mais par nécessité. Il y aura bien du plaisir, un peu solitaire. En apparence seulement. On n'écrit jamais pour soi même. Mes mots sont simples et droits. Ma langue n'est pas fourchue. Pour donner quelque chose, faut aller le chercher.

J'ai besoin de vous parce que je mets mon temps au service d'une passion. Vivre d'une passion voyez-vous, c'est presque antinomique ... "il souffrit sa passion" dit-on ... et ne voyez nullement dans cette référence la volonté de m'identifier à celui qui EST et SERA l'intelligence suprême. On peut vivre une passion, mais alors il faut accepter d'en mourir.

Je bosse en musique. J'ai mes classiques. Ferré, Brel et Brassens. Ferrat. SanSeverino ... et puis ma musique "ethnique". Les sons des zoulous, les sons d'Amérique du Sud et des Antilles. Bob Marley, Tom Jobim ... Et puis j'aime le Jazz, le Blues ... C'est tellement pas évident de citer : on oublie toujours quelqu'un d'important.. Ou quelque chose.
Mais le point commun à ces sons, c'est la pluralité. Le mélange. La créolité, l'assemblage. Pas tout ce qui nourrit la basse politique. Ce qui est pur, qui vit, qui crie. Qui ne fait pas semblant. J'aime le son de ceux qui ont quelque chose à dire.
Le reste peut me séduire un instant, attirer mon attention. Mais le durable est dans le cri.
Au-dessus de tout, il y a toujours le cri. Qu'il soit enrobé de ceci ou de cela.

Le devoir.
Faudrait peut-être dire que le devoir c'est un droit.
Ça passerait mieux.

Merci à ceux qui ont donné un petit bout de leur temps à me répondre, à dire quelque chose, à m'encourager. Ce qu'ils m'ont donné à moi, ils le donnent à d'autres. Alors merci.
Dire "merci" c'est comme dire "je t'aime".
Faut avoir reçu pour donner, c'est toujours pareil.

Les langages universels.
Les arts.
Tout ce qui fait appel aux sens.
A la vibration. A ce qui va plus haut, plus loin, plus fort et sans détour.
La chair est faible dit-on.
Oui mais c'est fort aussi.
Ça dit plein de choses.

Ça entend.
Parfois rien du tout.
Souvent, pas grand chose.

Rarement ... ça entend.
Ça partage, ça répond.

Moi, je veux beaucoup.
Le pauvre - disais-je un jour, sous la dictée d'un autre - n'est pas celui qui possède peu, mais celui qui désire beaucoup.

Je désire beaucoup.
Je prends tout, et ensuite je ferai le tri.

Three. Tree, Triangle, angle.
Ya encore de l'écho.

@ bientôt.
Patrick

(Version allégée d'un texte qui était trop long, un peu décousu et inutilement polémique. Il fallait garder l'essentiel)
Sur ce fond noir, de temps en temps, je viendrai quand même mettre un dessin peut-être. Simplement je n'interviendrai pas dans les commentaires et je ne ferai pas de nouveau texte.
Vous pourrez donc découvrir, et réagir ...

Publié par Arawak à 11:45:16 dans EDITORIAL | Commentaires (193) |

MA POMME | 27 octobre 2007


Une image de mes dernières vacances en septembre dans le Lot. Une fois n'est pas coutume, l'Arawak s'affiche.
Là, c'était sur le pont Valentré, à Cahors.

De récents échanges évoquaient l'anonymat, le côté "virtuel" du net. Ça m'a fait penser, d'une façon plus générale, que peut-être certains visiteurs qui passent régulièrement sur ce blog (bientôt 2 ans d'existence et près de 10.000 visites par mois pour 30.000 pages vues, au rythme actuel) voudraient savoir à quoi ressemble son auteur.

C'est à ceux-là (et à eux seuls) que je dédie donc "ma pomme".


* La pomme en haut à droite a été prise dans une banque d'images (Là encore une fois n'est pas coutume) sur un site québécois " Récit - Service National à l'éducation préscolaire " ici : http://recitpresco.qc.ca/ressources/banque/gmp/clipart/alimentation/fruits.htm

Publié par Arawak à 09:59:01 dans EDITORIAL | Commentaires (37) |

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