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LA SAGA DES KROS

Les vraies origines de l'humanité

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LES MIRACLES DU COCOTIER (2/6) | 30 novembre 2008



Il y a donc toujours un coco bon à boire, bien en eau même s'il est très jeune.
D'ailleurs un jeune coco (photo) se "décapsule" sans couteau. Il suffit de frapper habilement sa "tête" encore tendre. Il y en a toujours un plus mâture, en crème, cette pulpe plus épaisse, luisante et nourrissante ... un autre sec, dont la noix renferme cette matière blanche, dure, légèrement sucrée et riche en acides gras qui est la base du "sorbet coco" (qui est en fait une crème glacée).
A un stade plus avancé encore, on peut en déguster le germe, jaunâtre et tendre.

Bref ... avec 5 ou 6 cocotiers en âge de produire, c'est à dire 5 ou 6 noix ramassées et plantées un jour, un humain adulte pourrait survivre puisque les floraisons se succèdent sans discontinuer tout au long de l'année.
Ne consommer que ça, j'ai testé le truc. Oh, juste pendant une semaine.
J'en parlerai au billet suivant.

Une tradition antillaise veut que lorsque l'on plante un cocotier, on mette la noix en terre à la lune descendante (3 jours après la pleine lune) en se tenant accroupi et après avoir fait un bon repas. Le résultat supposé de cette conjonction rituelle est d'obtenir un cocotier qui ne grandira pas trop, sera solidement enraciné et portera beaucoup de noix.

Ça se mérite un coco.
Quelle que soit la hauteur à laquelle il est perché, ceux qui n'aiment pas les bestioles qui piquent préféreront qu'on y aille à leur place. Les guêpes adorent nicher dans les cocotiers. Et le pire c'est qu'à la base des palmes, là où c'est bien humide et bien sombre, dans le creux des aisselles foliaires où se tisse une sorte de trame qui par sa couleur et sa texture rappelle la toile de jute, se prélasse souvent quelque "mille-pattes" ... "Bet a milpié" ... nos redoutables scolopendres si prompts à plonger leurs chélicères dans la chair de l'inopportun qui les importune ... pour son infortune.

Mais un peu comme les ours affrontent les piqûres d'abeilles quand ils vont se gaver de miel, nous les gamins de Goyave étions prêts à tout pour cette eau 'biologiquement pure' qui en plus est un vrai régal ...

Arawak
(à suivre au prochain billet)

Publié par Arawak à 11:57:58 dans EDITORIAL | Commentaires (4) |

LES MIRACLES DU COCOTIER (1/6) | 29 novembre 2008

Arawak© - Commandes : arawakbd@yahoo.fr - 06 85 36 05 58
Albums BD, cartes, dessins originaux ou demandes spéciales.

Tout le monde semble d'accord là-dessus : le cocotier vient d'Asie du Sud-est.
Mais ce qui compte surtout c'est qu'il pousse tout seul, partout où il peut pousser.
 
C'est pas le truc qu'on sème à la volée au soleil couchant. La "graine" est quand même comaque.
Une enveloppe épaisse la protège et c'est comme ça qu'elle traverse les océans, poussée par les courants sur des milliers de kilomètres pour s'échouer sur une plage, s'enraciner et, même en sol pauvre, envoyer sa tige vers le ciel.

La nature en a fait quelques espèces, et l'homme par sélection génétique en a créé de nouvelles.
C'est que ça grimpe haut, un cocotier.
Et le premier défi c'était d'en "fabriquer" des tout petits, qu'on puisse cueillir leurs fruits sans échelle ou sans matériel d'alpinisme.
On voit autour de certaines maisons ou bordant les chemins qui y mènent ces cocotiers nains qui portent des fruits verts ou oranges selon la variété.
Mais les plus communs restent de grands arbres.

Je devrais dire de grandes plantes car ce n'est pas vraiment du bois qui croît en cercles concentriques, mais un assemblage de fibres agglomérées qui s'allongent.
Les plus grand atteignent plus de vingt mètres.

J'avais dix ans quand j'ai vu pour la première fois un homme y grimper à mains et pieds nus jusqu'au sommet en quelques secondes par un mouvement rapide en sauts répétés, le coutelas entre les dents et une corde autour de la taille pour y attacher les grappes et les faire descendre doucement.

Chaque grappe compte entre 5 et 8 noix et le cocotier en porte plusieurs à différents stades de maturité. C'est l'un de ses miracles ...

Arawak
(à suivre au prochain billet)

Publié par Arawak à 08:15:39 dans EDITORIAL | Commentaires (14) |

REQUIEM POUR UN CON | 28 novembre 2008

Arawak© - Commandes : arawakbd@yahoo.fr - 06 85 36 05 58
Albums BD, cartes, dessins originaux ou demandes spéciales.



Requiem.

C'est de ce sombre substantif que vient le nom du requin.
C'est comme ça. Délit de sale gueule.
Regardez la lotte. Cet excellent poisson dont on se régale de la queue.
Et pourquoi juste de la queue ? Parce que la tête n'est pas du tout commerciale.
Même la queue se vendrait pas bien si on voyait la tête.

Ce qui se vend bien chez le requin, ce sont ses ailerons.
Parce que les "cons" du requiem du titre sont répartis un peu partout sur la planète en proportion égale. Alors dans les grands pays il y en a beaucoup plus qu'ailleurs.
Et quand la tradition s'en mêle il arrive que ça fasse de gros dégâts.

Tu comprends ... c'est la loi du marché.
C'est comme la science, la loi du marché.
Quand ça va sans la conscience, c'est un genre de ruine de l'âme aussi.

Alors comme il y a une grosse demande d'ailerons (pour la soupe) ça se vend très cher.
Bien plus cher que le reste de la viande.
Du coup on va pas charger dans le bateau tous ces kilos moins rentables.
Alors hop, on pêche, hop-hop-hop on coupe les ailerons (pas le temps d'anesthésier) et plouf on le remet à l'eau, atrocement mutilé et encore un peu vivant.

Elle est pas belle la mort ?

Ce dessin a été fait pour être offert à une association qui s'occupe de protection de la mer.
L'association TUBA. Elle sera présente au Salon de la Plongée, Porte de Versailles en janvier 2009 et ce dessin (parmi d'autres sûrement) y sera exposé et vendu aux enchères.

Bonne journée !


Arawak
(Non, au risque de finir d'un coup tous les amis que je venais de me faire avec ce billet, je dois avouer que ch'uis pas écolo)

Publié par Arawak à 08:13:27 dans EDITORIAL | Commentaires (24) |

DÉMESURE D'URGENCE | 27 novembre 2008



Depuis le temps qu'on en parle ...

Publié par Arawak à 08:53:49 dans EDITORIAL | Commentaires (27) |

MOUVEMENT ET EXPRESSION DANS LE DESSIN D'HUMOUR (2/2) | 26 novembre 2008

Arawak© - Commandes : arawakbd@yahoo.fr - 06 85 36 05 58
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Dans le tome 2 intitulé L'enfance de l'Art j'illustre les différents chapitres par une pensée d'auteur. L'une d'elles suggère que "le progrès en art ne consiste pas à étendre ses limites mais à les mieux connaître".

Cette phrase de Georges Braque nous aide à comprendre que le style de chaque interprète est déterminé par ses limites naturelles. C'est à l'intérieur de ces limites connues, comprises, qu'il est permis d'exploser, de conquérir sa liberté d'expression au sens purement artistique.

Et c'est en cela que les premiers albums des Kros sont essentiels, uniques et qu'ils constituent des objets rares. Parce qu'ils marquent le moment où j'ai créé une nouvelle forme, un style qui ne ressemble à aucun autre et à partir duquel j'ai tout un univers à explorer.

Dans la vie d'un auteur cet instant où, nourri de diverses influences il décide de tracer son propre chemin en s'en démarquant, est fondamental.
Il faut oser passer par cette case départ, par cette naissance nouvelle. Beaucoup s'inscrivent dans une filiation graphique et ne font jamais cet effort de couper le cordon.

C'est à partir de ce point zéro qu'on va pouvoir grandir vraiment.
Tout ce qui a existé avant, même le meilleur, n'a dans le processus de maturation qu'une valeur de carburant consommé.

Publié par Arawak à 08:36:32 dans EDITORIAL | Commentaires (19) |

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