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LA SAGA DES KROS

Les vraies origines de l'humanité

BON BEN A + | 29 octobre 2007



Je m'en vais un moment.

C'est à dire que je ne reviendrai ici qu'une fois terminé ce que j'ai à faire ailleurs. Férailleur. Fée rail heure. Ya d'l'écho.

Ya les Kros.
On appelle ça la dernière ligne droite. Nous y sommes.
Interruption. Pas de service minimum. Désolé m'sieur l'président. Pas de minimalisme, sauf au joli sens du terme. A l'économie d'énergie.
Ne pas faire fondre la banquise. Même si je ne suis pas manchot.

Il m'est arrivé de manquer d'humour.
C'est le côté qui réagit vite. Le côté sang chauffé au soleil des tropiques et qui va au bout , qui bout.
Bouh.
Et ça m'a fait de la peine de manquer de ça quand c'est un peu ce que j'ai à vendre. L'humour.
Mais pas que.

Pas que, passque ... l'humour ça n'est qu'un moyen, un vecteur. Le chemin est encore ailleurs. Il faut bien habiller les choses. Il vaut mieux habiller les choses.

Le numéro trois, qui se fait désirer, l'est sûrement bien plus encore par moi-même que par vous. Et personne n'en doute. Je mets, dans cet ouvrage, ce que j'ai dans l'instant. C'est à dire tout ce que j'ai, comme toujours. Savoir si c'est peu ou beaucoup est un autre problème. Mais pour moi, c'est tout.
Et on ne peut pas tout donner en la jouant dilettante. C'est pourquoi je m'en vais.

J'ai besoin de vous. Je ne m'éloigne pas par plaisir, mais par nécessité. Il y aura bien du plaisir, un peu solitaire. En apparence seulement. On n'écrit jamais pour soi même. Mes mots sont simples et droits. Ma langue n'est pas fourchue. Pour donner quelque chose, faut aller le chercher.

J'ai besoin de vous parce que je mets mon temps au service d'une passion. Vivre d'une passion voyez-vous, c'est presque antinomique ... "il souffrit sa passion" dit-on ... et ne voyez nullement dans cette référence la volonté de m'identifier à celui qui EST et SERA l'intelligence suprême. On peut vivre une passion, mais alors il faut accepter d'en mourir.

Je bosse en musique. J'ai mes classiques. Ferré, Brel et Brassens. Ferrat. SanSeverino ... et puis ma musique "ethnique". Les sons des zoulous, les sons d'Amérique du Sud et des Antilles. Bob Marley, Tom Jobim ... Et puis j'aime le Jazz, le Blues ... C'est tellement pas évident de citer : on oublie toujours quelqu'un d'important.. Ou quelque chose.
Mais le point commun à ces sons, c'est la pluralité. Le mélange. La créolité, l'assemblage. Pas tout ce qui nourrit la basse politique. Ce qui est pur, qui vit, qui crie. Qui ne fait pas semblant. J'aime le son de ceux qui ont quelque chose à dire.
Le reste peut me séduire un instant, attirer mon attention. Mais le durable est dans le cri.
Au-dessus de tout, il y a toujours le cri. Qu'il soit enrobé de ceci ou de cela.

Le devoir.
Faudrait peut-être dire que le devoir c'est un droit.
Ça passerait mieux.

Merci à ceux qui ont donné un petit bout de leur temps à me répondre, à dire quelque chose, à m'encourager. Ce qu'ils m'ont donné à moi, ils le donnent à d'autres. Alors merci.
Dire "merci" c'est comme dire "je t'aime".
Faut avoir reçu pour donner, c'est toujours pareil.

Les langages universels.
Les arts.
Tout ce qui fait appel aux sens.
A la vibration. A ce qui va plus haut, plus loin, plus fort et sans détour.
La chair est faible dit-on.
Oui mais c'est fort aussi.
Ça dit plein de choses.

Ça entend.
Parfois rien du tout.
Souvent, pas grand chose.

Rarement ... ça entend.
Ça partage, ça répond.

Moi, je veux beaucoup.
Le pauvre - disais-je un jour, sous la dictée d'un autre - n'est pas celui qui possède peu, mais celui qui désire beaucoup.

Je désire beaucoup.
Je prends tout, et ensuite je ferai le tri.

Three. Tree, Triangle, angle.
Ya encore de l'écho.

@ bientôt.
Patrick

(Version allégée d'un texte qui était trop long, un peu décousu et inutilement polémique. Il fallait garder l'essentiel)
Sur ce fond noir, de temps en temps, je viendrai quand même mettre un dessin peut-être. Simplement je n'interviendrai pas dans les commentaires et je ne ferai pas de nouveau texte.
Vous pourrez donc découvrir, et réagir ...

Publié par Arawak à 11:45:16 dans EDITORIAL | Commentaires (193) |

MA POMME | 27 octobre 2007


Une image de mes dernières vacances en septembre dans le Lot. Une fois n'est pas coutume, l'Arawak s'affiche.
Là, c'était sur le pont Valentré, à Cahors.

De récents échanges évoquaient l'anonymat, le côté "virtuel" du net. Ça m'a fait penser, d'une façon plus générale, que peut-être certains visiteurs qui passent régulièrement sur ce blog (bientôt 2 ans d'existence et près de 10.000 visites par mois pour 30.000 pages vues, au rythme actuel) voudraient savoir à quoi ressemble son auteur.

C'est à ceux-là (et à eux seuls) que je dédie donc "ma pomme".


* La pomme en haut à droite a été prise dans une banque d'images (Là encore une fois n'est pas coutume) sur un site québécois " Récit - Service National à l'éducation préscolaire " ici : http://recitpresco.qc.ca/ressources/banque/gmp/clipart/alimentation/fruits.htm

Publié par Arawak à 09:59:01 dans EDITORIAL | Commentaires (37) |

PENSÉES SIMPLES | 20 octobre 2007



Ce qui suit m'est venu de vos commentaires au billet précédent. Il ne s'agit pas pour moi de polémiquer, ni de rester dans l'étroitesse de sujets qui fâchent. Nous parlions de distance nécessaire et de l'idée de se tenir au-dessus ... non pas des gens mais des choses.
Juste pour mieux les voir.


Merci à tous les fidèles (au sens laïc) de ce blog.
Il n'est pas donné à tout le monde de simplement essayer de comprendre, de tenir compte de l'autre. Et c'est une chose, je crois, que nous partageons ici. Ça ne fait pas de nous des êtres mous, sans consistance ... bien au contraire.
Mais chacun arrive avec ce qu'il est et ce qu'il a. Ses différences. Ses "défauts qui sont autant de chances", comme dit une chanson.

Les artistes (ils ne sont pas les seuls dans ce cas) ont souvent à gérer une double vie. Faite de moments de solitude et d'instants de partage. Chacune de ces périodes peut-être vécue avec une grande intensité, et la vie pourrait alors être représentée comme une onde avec ses boucles, ses creux et ses sommets, son amplitude et sa fréquence variant suivant les personnes et suivant les époques. Le passage d'un "état" à l'autre ne se fait d'ailleurs pas toujours sans heurt.
Mais il est obligatoire.
Pour avoir quelque chose à offrir, il faut d'abord aller le chercher.
Et ce que j'appelle l'échange ressemble à la respiration. Inspirer, expirer.

Une autre qualité de l'artiste est la faculté de ressentir, de recevoir et d'interpréter à la fois ce qui lui vient de lui même (et qu'il doit pouvoir exprimer) et ce que lui envoient (et renvoient) les autres. Cette faculté suppose donc une conscience permanente de soi-même et de son environnement. Ainsi, l'artiste au volant de sa voiture aura l'œil partout. Devant, dans le rétro, sur les côtés ... anticipera l'écart d'un autre usager, le possible obstacle après le tournant, l'enfant qui peut-être, sans raison apparente, va traverser la rue. Bon, ça c'est tout le monde. Enfin ... ça devrait !

L'artiste n'est donc pas un rêveur qui a la tête dans les étoiles mais un acteur de son temps qui compose des bouquets entre les hasards de l'inspiration et les nécessités de la vie au sens large, au sens social. Au sens "civique", ce qui se traduit mieux, je crois, par le fait de tenir la porte à la dame (ou au monsieur) que par l'accomplissement d'un prétendu devoir (qui n'est jamais qu'un droit) dans un bureau de vote.

Enfin, il doit avoir la préoccupation de l'effet qu'aura ce qu'il donne sur ceux qui le recevront.
Cela s'appelle la responsabilité. Celle de la forme, et celle du fond.
- Que veut-on transmettre ?
- Quelle est la meilleure façon de le faire ?
Et dans cet ordre uniquement.

Ce sont des principes simples, nécessaires et suffisants. Il est inutile d'en chercher de nouveaux.

L'artiste n'est pas une enveloppe vide, une image commerciale. Il n'est pas forcément, pas "à tout prix" anticonformiste. Malheureusement, trop de ceux qui ont cette fibre se laissent dévorer par la tentation de se livrer à la surveillance assidue de leur propre nombril. "Miroir, mon beau miroir". Alors ils comparent tout à cette image toute faite, à ce modèle immuable qu'ils se sont fabriqué, et c'est avec ça qu'ils jugent le monde qui les entoure ... "Quoi ? tu as voté ceci ? Hein, tu écoutes cela ? Comment, tu fréquentes machin ?" Ils croient alors vous enfermer dans un bocal, avec une grosse étiquette, et sont fiers d'avoir eu l'œil et le bon. D'avoir démasqué "le politiquement correct" ou le parfait élu de leur prochain dîner de con.

Ils passent leur temps à chercher le meilleur comment, bien avant que de connaître le pourquoi.
Et ils marchent en bombant le torse, chèche au vent, sûrs d'eux-mêmes.

Grand bien leur fasse.
Mais il n'est qu'un seul chemin qui vaille le détour.
C'est le doute.

Nous avons quelques pistes à explorer. Parfois des questions à poser. Mais pas de leçon à donner.
Ces pistes, ces chemins qu'on a décidé d'emprunter, sont autant d'occasions et autant de terrains de progrès.
"Le progrès, en art, ne consiste pas à étendre ses limites, mais à mieux les connaître" (Georges Braque). Cette réflexion vaut aussi pour ce qui n'est pas l'art ... mais qui, du coup, le devient :c)

Choisir une voie ... ou se laisser choisir.
S'y tenir, et avancer dessus, en ayant soin de vérifier de temps à autre qu'on y est bien toujours ... voire qu'il est bon de s'y trouver encore..

Arawak

Publié par Arawak à 11:32:12 dans EDITORIAL | Commentaires (35) |

LE VOTE EST OUVERT | 19 octobre 2007



Il est ouvert le
concours umour.com (◄ clic) ... on peut voter !
C'est pas que ça me fasse tellement plaisir, en soi (je parle du sujet, c'est jamais drôle des gens qui se séparent) mais dans cette invitation au vote il y a comme une ironie de l'histoire. Une histoire d'ailleurs écrite depuis fort longtemps, de celles que nos paparazzi savent garder au chaud lorsque les "grands de ce monde" leur demandent gentiment. En revanche, à l'heure de lâcher la prose, ils nous en resservent plutôt trois fois qu'une.
Mais pas question de verser une larme : chacun s'en retourne à la vie qui l'appelle.
On a le droit de sourire, et le devoir de faire sourire.
L'exercice est alors de chercher et trouver l'angle, le biais.
Il est souvent en nous-mêmes. Nous, simples spectateurs de ce grand show qu'on nous propose. Qu'on nous impose.

Il y a quelques bons dessins. Celui de l'ami Grémi (un pote) m'a bien fait rigoler, dans un registre qu'il affectionne. Ucciani fait toujours un travail très correct, propre et bien senti quel que soit le sujet. Nagy s'exprime joliment en noir et blanc ou en couleurs, avec une vraie recherche symbolique.

Ben oui, on a le droit aussi d'aimer ce que font les autres, même quand on ne partage pas tout.

La richesse vient de la différence.
Parfois c'est long à faire passer comme idée. Et parfois ça passe de travers. Mais l'essentiel est encore ailleurs.

L'essentiel est de toujours viser mieux que la veille. Toujours essayer d'élever son niveau de jeu. Quel qu'il soit au départ.
Même une apparente médiocrité qui a le désir de bouger vaut mieux que des lauriers dans un coffre.
"On n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau"

Publié par Arawak à 10:47:31 dans EDITORIAL | Commentaires (86) |

L'AMOUR, LE COUPLE ET TOUT ÇA ... | 15 octobre 2007



Il fallait (donc) que je fasse un dessin pour le concours "Umour" d'Octobre, dont le sujet précis était : « Le couple – mais en mettant en scène une réflexion sur Cécilia et Nicolas ». Il devrait être mis prochainement en ligne. En attendant je vous en donne la primeur ici, en format réduit ...
Mais j'ajoute, à l'attention des fidèles, que je tiens à leur disposition (il suffit de m'en faire la demande par e-mail sur arawakbd@yahoo.fr) une version "plein écran" de la même image.

Bonne semaine à tous !

Publié par Arawak à 10:35:53 dans EDITORIAL | Commentaires (27) |

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