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LA SAGA DES KROS

Les vraies origines de l'humanité

ACCROBRANCHE | 27 août 2007



Accrobranche

Les non avertis qui viendront lire attirés juste par le titre risquent d'être déçus : je ne viens pas parler nouveau spot ou technique.
Seulement partager quelques souvenirs arboricoles.
J'aime bien ce mot "accrobranche" même s'il ne coule pas de source. Même s'il écorche un peu la gorge, même si je ne crois pas être accro à grand chose.

Au temps de ma prime jeunesse, j'ai passé du temps dans les arbres. Sans filet, sans câble et sans mousqueton. Comme beaucoup de mes camarades d'enfance, dans la campagne de Goyave.

Sur les goyaviers notamment, au bois souple et très dur, lisse quand il perd par endroits des lambeaux d'une peau fine. A la saison, on pouvait y remplir des seaux de baies. On les croquait encore un peu vertes, avec la peau, ou bien mures en les ouvrant d'une simple pression des doigts pour en déguster la chair rose et sucrée. Une petite goyave contient 5 fois plus de vitamine C qu'une orange, et on en avalait des kilos sans le savoir. Mais on savait que l'effet sur le transit n'était pas le même selon qu'on les mangeât avec ou sans la peau.
Les goyaviers sont de petits arbres. Pas de quoi donner le vertige. La seule émotion forte qu'on peut s'y faire, c'est une rencontre avec les guêpes. Mais cela arrive souvent. Le seul souvenir de ces moments me fait dresser tous les poils, et les cheveux avec.
Alors on sautait carrément de l'arbre et on allait se jeter dans la rivière en se moquant de la victime du jour, laquelle se dépêchait de trouver 3 feuilles différentes et de les écraser ensemble pour se frotter à l'endroit des piqûres. Les guêpes, contrairement aux abeilles, ne vous suivent pas très loin. Elles se contentent généralement de défendre leur territoire.

Grimper aux manguiers, ça avait quelque chose de plus sérieux déjà. Un tronc épais et de grosses branches, mais toujours des endroits où il était possible de prendre appui pour aller plus haut chercher les fruits. On en revenait les mains collantes de ce latex qui suinte des blessures de l'écorce, les narines pleine de cette forte odeur de térébenthine et le menton jauni.
Mais souvent aussi, on ne montait même pas à l'arbre. On en faisait le tour pour repérer les plus beaux fruits, les plus roses et puis on les visait soigneusement, soit avec des mangues tombées, soit avec des cailloux. Le meilleur coup consistait à en couper la tige sans blesser le fruit, et à l'attraper sans qu'il touche le sol, mais il fallait être très habile. Et lorsqu'on ne pouvait éviter sa chute sur le tapis de feuilles, il fallait avoir l'œil, le suivre et le retrouver.
Ces jeux de société en valaient bien d'autres et nous les gamins, on se faisait des souvenirs.

J'ai voulu aujourd'hui, en cette fin d'été (qui a dit "quel été ?"), revenir à ces moments joyeux qu'on a tous connus, plus ou moins. Que ce soit parmi les letchis, les quénettes, les cocos ou les pommes, poires, quetsches ou cerises.

Et vous ?
Ça vous rappelle quelque chose ?

Publié par Arawak à 07:19:57 dans EDITORIAL | Commentaires (48) |

ENVOYE SPECIAL MARTINIQUE | 18 août 2007



Bonjour tout le monde,

Quelques infos sur le cyclone Dean qui vient de faire très mal à la Martinique.
Je sais que beaucoup essaient de joindre leur famille là-bas, mais ce n'est pas évident car les réseaux ont été durement touchés.
Pas (ou très peu) de téléphones fixes. Côté mobiles, c'est pas facile non plus et il semblerait que Bouygues et SFR ne soient pas opérationnels à l'heure où j'écris. Orange fonctionne mais le réseau électrique étant atteint aux 2/3 (115.000 personnes sans courant) beaucoup ne peuvent pas recharger les portables.
Quant aux e-mails, ils cumulent les soucis edf + telecom.

Donc pas trop d'inquiétude, il s'agit essentiellement de problèmes matériels qui seront rapidement résolus car le rétablissement des moyens de communication est toujours une priorité.

100% des bananeraies et 70% des plantations de canne à sucre détruites. L'habitat précaire en a pris un coup, surtout dans le sud.
Quelques images vidéo ici :
http://tf1.lci.fr/infos/france/0,,3524277,00-images-ouragan-dean-martinique-.html (clic droit sur la vidéo > zoom > plein écran)
Autres images et infos ici : http://tf1.lci.fr/infos/sciences/0,,3523712,00-ouragan-dean-souffle-tres-fort-.html
Et ici : http://metrofrance.com/fr/article/2007/08/17/17/0006-54/index.xml

Nos îles et leurs populations connaissent bien ces phénomènes et la solidarité est, dans ces moments difficiles, une réalité.
Le mauvais temps est encore sur la région (de la pluie) et comme de nombreux arbres sont tombés, certaines routes sont coupées. Beaucoup de travail pour nos familles de là-bas.
L'aide de la Guadeloupe arrive et la métropole suit.

Je tiens ces infos de ma fille, jointe sur mobile Orange à Fort de France.

Dean est entré en classe 3 au moment de son passage sur la Martinique. Il ne concerne plus les Petites Antilles et se dirige à l'heure où j'écris vers le Yucatan en se renforçant encore. Dès la nuit de vendredi, il est passé en catégorie 4, nourri aux eaux chaudes du bassin caraïbe qui pourraient en faire rapidement un monstre de classe 5 à l'approche des côtes haïtiennes. (*)

Courage et patience pour tous ceux qui n'ont pas de nouvelles.

@ bientôt !
Arawak

(*) Classification des ouragans et autres informations sur :
ffme.fr/technique/meteorologie/le-temps/ouragan/ouragan.htm

Publié par Arawak à 05:41:40 dans EDITORIAL | Commentaires (34) |

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