Avant d'encrer, j'ai reporté le dessin sur un autre papier.C'est à dire en l'occurrence un papier qui ne boit pas, qui a une bonne tenue (pas mou) et qui est "transparent" (translucide en fait) ... à cause de la table lumineuse.
Les bristols de basse qualité sont opaques, bourrés de "peluches", la lumière les traverse mal et la copie n'est pas précise. En plus, ce sont de vrais buvards.
Je travaille surtout à l'encre de chine (à la plume) et j'aime que l'encre reste et sèche en surface. Le bristol est un papier couché théoriquement peu perméable ...
Publié par Arawak à 18:38:16 dans EDITORIAL | Commentaires (8) | Permaliens
Figure 2 : C'est mieux. Quelques retouches à faire encore sur l'ourson, mais la prochaine publication montrera l'encrage.
On va prendre son temps et bien faire les choses dans l'ordre en expliquant tout à chaque étape.
D'autant qu'avec ce même crayonné, je voudrais montrer plusieurs façons de faire, et donc des dessins finis qui seront assez différents.
En attendant, j'ai fait les trois petites corrections prévues et un peu retouché la tête de l'ourse (chez les ours polaires elle a une forme particulière). Je partirai de cette nouvelle base pour l'encrage.
Ce sera aussi l'occasion de parler des outils.
Les jeunes dessinateurs sont souvent curieux de ce qu'on utilise, imaginent parfois des instruments très sophistiqués. Les réalités sont multiples. Je parlerai de mes choix personnels, assez basiques.
Le choix des crayons.
Ça c'est vraiment une affaire de goût personnel, entre le tendre et le dur, le sec et le gras. Le plus couramment on utilise des crayons HB. Il faut savoir que le " B " signifie " Bold " (gras) et que le " H " est la mine dure (Hard).
Avec un crayon 2H ou 3H on gratte le papier, et si on appuie trop on y laisse des traces ineffaçables. Avec un crayon 3B ou 4B on salit trop vite la gomme et on en prend plein les mains.
Donc avec un HB, entre les deux, on joue la sécurité.
Mais c'est très schématique. Le type de dessin, le type de papier détermine aussi le choix du crayon. Un crayon gras sur un papier à grain donne de beaux effets en fonction de la pression, de l'angle d'attaque ... etc. Mais là ça devient pointu. (Pas le crayon, le sujet)
Ici, il s'agit de crayonnés qui seront gommés après l'encrage. Donc l'important est qu'ils soient à la fois bien visibles et facilement effaçables.
Un mot encore sur les crayons : il y a des différences parfois très sensibles d'une marque ou d'un modèle à l'autre. Il arrive qu'un HB de telle marque soit plus gras qu'un 2B d'une autre marque. Ces données sont indicatives et surtout valables à l'intérieur d'une même marque. Il faut essayer et choisir.
Pour tailler les crayons, plusieurs écoles aussi.
Michel Rovelas qui fut en Guadeloupe mon prof de dessin / peinture (dans la "promo" de Michèle Chomereau-Lamothe qui a brillamment continué comme le maître dans la voie de l'huile), voulait qu'on use nos crayons sur du papier de verre (ou à défaut sur le trottoir). D'autres utilisent le cutter. Cela m'arrive pour obtenir une pointe particulière, notamment avec les crayons de couleurs pour des dessins précis. Mais pour un crayonné de base, le bon vieux taille-crayon à deux balles est encore ce que je préfère.
Je fais aussi fonctionner mon imprimante. Pour agrandir l'ourson, j'ai scanné le premier crayonné (on peut aussi le photocopier) et j'ai imprimé à 120%.
Bonne journée ...
Publié par Arawak à 10:58:01 dans EDITORIAL | Commentaires (4) | Permaliens
Figure 1 : L'idée générale, le premier crayonné ... quelques notes ("ourson et glace + grands", car c'est le centre du sujet, ce sur quoi il faut mettre l'accent)
Il y a pour moi plusieurs bonnes raisons de participer à ce jeu, parmi lesquelles l'opportunité d'être "vu" par plusieurs milliers de personnes chaque jour sur ce site.
J'invite les visiteurs de mon blog qui font du dessin d'humour (ou qui connaissent des artistes) à contacter les administrateurs de umour.com ...
J'invite également les amateurs du genre à diffuser cette adresse.
Les initiatives de nature à promouvoir ce métier sont rares et méritent d'être encouragées. Bien sûr il s'agit d'un échange et le site se nourrit aussi de nos travaux. Mais la plupart des sites de ce type se contentent de piquer des images ici et là, et peu font appel au dessin. Chez umour.com on joue vraiment le jeu, il fallait que ce soit dit.
Ma participation à ce jeu est aussi un défi supplémentaire : travailler sur un sujet imposé. Il est intéressant de voir comment il sera traité par les autres, et de trouver soi-même une façon de l'aborder.
Si j'en parle aujourd'hui, c'est parce que le sujet du mois de Mars est : " Le réchauffement climatique et ses conséquences ", et qu'il se trouve que mon dessin de Février a déjà (indirectement) traité ce sujet. Il fallait donc trouver un angle nouveau.
Cela m'amène à revenir à la rubrique " comment ça marche ", en montrant (cette fois de façon complète) les différentes étapes de la conception à la réalisation d'un dessin.
Publié par Arawak à 09:47:36 dans EDITORIAL | Commentaires (27) | Permaliens
Il faut lire, relire, offrir ... le Petit Prince de St-Exupéry.
Pour 5 ou 6 euros (il existe en édition économique chez Folio avec les dessins de l'auteur) vous ferez un heureux.
Dire ce que j'y trouve serait forcément réducteur, car ce tout petit bouquin est un très grand livre.
Il ne contient aucun mot de trop. Il n'en manque aucun non plus.
C'est sûrement (avec mes albums) le livre que j'ai le plus souvent offert, avec à chaque fois le sentiment d'avoir donné plus qu'un livre.
Faites ce geste. Dérangez quelqu'un ... comme le petit prince dérangea l'aviateur qui était pourtant occupé à une chose très sérieuse : réparer son avion en panne en plein désert.
"Dessine-moi un mouton !"
Rappelez-vous les vains efforts de l'adulte pour contenter ce petit garçon qui n'était jamais satisfait du résultat, jusqu'à ce qu'il dessine une caisse et lui dise : "le mouton que tu veux est dedans". Cet acte contient déjà le message de l'oeuvre : "L'essentiel est invisible pour les yeux. On ne voit bien qu'avec les yeux du cœur."
Le petit prince n'est pas un livre pour enfant. Même s'il l'est aussi.
Ce n'est pas non plus un ouvrage "dégoulinant de bons sentiments" (comme lâchait ici un jour à propos de ce blog un vague "bof" plein de tiédeur). Non.
Vous n'y trouverez pas de valeurs à deux balles comme cette fameuse "tolérance" qu'agitent mollement comme un drapeau tout neuf ceux qui ne sont plus capables d'amour et de colère. Il est rempli de tout ce qui fait la grandeur de l'Homme. Ses forces et ses faiblesses, ses questions. Il est puissant et plein d'humour.
Un vrai livre, un bon livre, un grand livre ... c'est un livre qu'on peut relire à différents âges en y découvrant des choses nouvelles ou bien en ranimant des choses anciennes qu'on avait oubliées.
C'est tout le sens de cet ouvrage, pure merveille de la littérature qui nous régale et nous émeut avant même les premières lignes, dès la dédicace "à Léon Werth, quand il était petit garçon".
Extrait :
Les grandes personnes aiment les chiffres. Quand vous leur parlez d'un nouvel ami, elles ne vous questionnent jamais sur l'essentiel. Elles ne vous disent jamais : "Quel est le son de sa voix ? Quels sont les jeux qu'il préfère ? Est-ce qu'il collectionne les papillons ?" Elles vous demandent : "Quel âge a-t-il ? Combien a-t-il de frères ? Combien pèse-t-il ? Combien gagne son père ?" Alors seulement elles croient le connaître.
Si vous dites aux grandes personnes : "J'ai vu une belle maison en briques roses, avec des géraniums aux fenêtres et des colombes sur le toit ..." elles ne parviennent pas à s'imaginer cette maison. Il faut leur dire : "J'ai vu une maison de cent mille francs." Alors elles s'écrient : "Comme c'est joli !"
Publié par Arawak à 04:04:48 dans EDITORIAL | Commentaires (39) | Permaliens
Ça a l'air tout bête comme ça ... mais il en existe des tas, de trucs vieux comme le monde et qui marchent très bien.
A condition de les remettre dans le bon sens.
Bonne journée !
Publié par Arawak à 05:15:09 dans EDITORIAL | Commentaires (34) | Permaliens